Les Comores en quelques mots…

L’archipel des Comores forme un ensemble d’îles situées au sud-est de l’Afrique, à l’est du Mozambique et au nord-ouest de Madagascar. Elles sont partagées entre deux pays indépendants, l’Union des Comores à l’ouest, et la République française, dont le département d’outre-mer de Mayotte forme la partie la plus orientale. Ces quatre îles volcaniques, qui couvrent une superficie de 2 236 km², sont, du nord au sud :
– Grande Comore (ou N’gazidja en shikomori)
– Anjouan (ou Ndzouani)
– Mohéli (ou Mwali)
– Mayotte (ou Maore)

L’archipel des Comores est constitué d’îles volcaniques. Ces îles volcaniques se sont formés au tertiaire et au quaternaire. L’île de Mayotte est la plus ancienne actuellement émergées et aurait subi trois phases de volcanisme. L’île la plus récente est l’île de la Grande Comore, et son volcan, le Karthala, y est toujours actif. Ce volcan possède l’un des plus grands cratères du monde.

Les premières traces de peuplement datent du VIIIe siècle avec des Africains (abusivement dénommés bushmen par les Européens). Depuis lors, de très nombreuses ethnies se sont croisées et mélangées. Au XIIIe siècle, l’arrivée d’une population persane de Chiraz et des commerçants arabes, apporte l’islam dans l’archipel. Ils y répandirent une culture prospère et de renommée, de langue swahilie (dont les dialectes comoriens constituent des variantes locales), vivant du commerce d’esclaves, de l’ivoire et d’autres marchandises africaines destinées aux marchés orientaux.
En explorant toute cette région, les Portugais trouvèrent et abordèrent les îles de la Lune en 1505.
Entre 1841 et 1912, les Français soumirent les îles par de rocambolesques histoires mêlant, faits de guerre, trahisons et histoires d’amour. Ils réussirent à établir des protectorats.

En 1974, la France organise un référendum d’autodétermination dans l’archipel : trois des quatre îles optent pour l’indépendance (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) et formèrent un État souverain appelé initialement État comorien, puis « l’Union des Comores ». Mayotte devient une collectivité territoriale. L’Assemblée générale des Nations unies a, dès l’indépendance autoproclamée des trois îles, pris position contre le maintien de la présence française à Mayotte.

Aujourd’hui l’archipel des Comores traverse de nombreuses crises politiques sous fond de crise économique.

L’archipel des Comores profite d’un climat tropical maritime. Il se caractérise par de faibles variations de températures annuelles journalières, autour de 26° au niveau de la mer et par des précipitations abondantes : 2 679 mm par an. La température moyenne de l’eau de la mer est de 25 °C.
Il y a deux saisons aux Comores : la saison chaude et humide dans un flux de nord-ouest de novembre à avril et la saison sèche de mai à octobre.

La faune et la flore comoriennes sont apparentées à celles de Madagascar, mais du fait de leur isolement relatif, elles présentent certaines spécificités. En outre, certaines espèces devenues rares ou très rares continuent à y vivre comme les dugong. De ce fait les autorités locales ont cherché à créer des zones de protection ; le Parc marin de Saziley a été créé en 1991 tandis que le parc marin de Mohéli a été créé en 1999 en partenariat avec les associations villageoises. Cette initiative exemplaire a été finaliste pour le prix de l’Initiative Équateur par les Nations unies en 2002.

Ces îles possèdent, comme les autres îles de la région, de nombreuses espèces endémiques. Quelques-unes des espèces les plus remarquables :
– Roussette de Livingston : très grande chauve-souris endémique diurne et frugivore.
– Maki : petit lémurien (Kima en shikomori)
– Scolopendre : mille-pattes venimeux pouvant atteindre 25 centimètres de long
– Cœlacanthe : poisson osseux dont on connaît des fossiles de plus de 300 millions d’années
– Gecko : petit lézard qui se nourrit d’insectes et que l’on trouve accroché au plafond des maisons.
– Dauphin à bec : une colonie est visible, presque tous les jours en matinée, de la plage d’Itsandra, à proximité de Moroni, mais il en existe beaucoup d’autres.
– Tortue verte : surtout sur Mohéli et Mayotte où elles viennent encore pondre.
– Tangue : ressemble à un hérisson mais de la famille des ratons laveurs

On retrouve dans les traditions et les coutumes comoriennes des influences arabes, africaines et indiennes dans le vêtement traditionnel (kichali, chiromani (challe), kändou, kofia (bonnet pour les hommes). Mais aussi dans la gastronomie traditionnelle (samoussa, embrevade, carry) ainsi que dans quelques rites de la vie quotidienne (la prière, les repas…). La société est matriarcale.

Le grand mariage est une tradition incontournable. Nommée « anda », il représente les économies de plusieurs années de salaire et permet d’accéder au rang de grand notable. Cet évènement social est probablement à l’origine de la grande précarité sociale de l’île.

(source : wikipédia)